Numéro deux | Les Sept Sacrements

Salle dédiée

Les Sept Sacrements

Numéro deux de M
Plus de lecture !

LES SEPT SACREMENTS

Pour son retable ‘Les Sept Sacrements’ (1440-1445), Rogier van der Weyden a réuni avec une maîtrise inégalée une multitude de scènes et de personnages en une grande composition équilibrée. Le M a reçu cette pièce majeure en prêt du Musée royal des Beaux-Arts d'Anvers en 2009. Depuis peu, l'œuvre est exposée au M dans un espace qui lui est dédié.

Un prêtre administre à un nouveau-né le tout premier sacrement de son existence, le baptême. Il lui verse de l'eau sur la tête au-dessus des fonts baptismaux, en présence des parents, de la marraine et du parrain. L'expérience n'est peut-être pas très agréable pour l'enfant, mais elle constitue le premier pas sur la voie vers sa place au paradis. Dans la salle dédiée à l'œuvre au M sont exposés les fonts baptismaux de l'ancien hospice Saint-Pierre de Louvain.

L'homme coiffé de la mitre blanche est l'évêque Jean Chevrot (1395-1460), commanditaire de cette pièce d'autel. II administre la confirmation, un sacrement reçu le plus souvent au début de l’adolescence afin de confirmer l'engagement pris lors du baptême.
Jean Chevrot n'est pas le seul contemporain de Rogier van der Weyden à être représenté sur le tableau. Le visage d'un grand nombre de personnages a été peint séparément sur des plaquettes d'étain extrêmement fines, fixées ensuite sur le panneau de bois. Van der Weyden avait l'habitude de cette méthode de travail ; il faisait le portrait de ses sujets chez eux pour leur éviter le déplacement jusqu'à son atelier bruxellois.

Dans cette scène de pénitence, un prête écoute la confession d'un homme et lui pardonne ses péchés.

Dans l'angle supérieur gauche de chaque panneau figurent les armes de l'évêque Jean Chevrot. Il avait commandé l'œuvre et tenait à ce que tout le monde le sache.
 

Dans l'angle supérieur droite figurent les armes de Tournai, la ville dont Jean Chevrot était l'évêque et également – quel hasard ! – la ville natale de Rogier van der Weyden, également connu sous le nom de Roger de la Pasture.

Les personnages représentés sur le panneau central sont plus grands que ceux des panneaux latéraux. C'est un choix délibéré, car ce sont des membres de la famille du Christ et ses proches compagnons. Au pied de la Croix, la Vierge Marie s'est évanouie, soutenue par Jean le Baptiste. La femme vêtue de rouge, probablement Marie-Madeleine, détourne le regard et sèche ses larmes sur un linge.

Le prêtre consacrant l'hostie devant l'autel évoque la sainte Communion. Le sacrement de l'Eucharistie rend grâce au Christ, mort sur la Croix pour racheter les péchés des hommes. Ce n'est pas un hasard si les deux scènes sont représentées côte à côte. 

De gauche à droite:

  • Le sacrement de l'ordination : un homme agenouillé est ordonné prêtre.
  • Un prêtre officie lors de la bénédiction d'un mariage.
  • Ce qui a débuté par le baptême se termine par le sacrement des malades, le dernier viatique avant la mort.

En divers points du tableau se remarquent des chrismatoires, des récipients de métal précieux servant à conserver le saint chrême, un mélange d'huile et de baume parfumé utilisé par les prêtres administrant les sacrements. Le M conserve plusieurs chrismatoires exceptionnels en argent provenant d'églises de Louvain ; ils sont exposés dans la salle dédiée à ce retable. Le plus ancien, réalisé peu après 1400, est l'un des premiers exemples de l'orfèvrerie brabançonne.

La salle dédiée aux ‘Sept Sacrements’ se visite encore jusqu'au 01.04.2022.

Plus de lecture !

Et si vous écoutiez un tableau ?

'De l'art qui s'écoute'

Le nouveau parcours familial à l'église Saint-Pierre

À la découverte de l'art avec les enfants

La fondation du M

M-LIFE