Souffleur, que signifie « raku » ?
« Au XXe siècle, le raku est arrivé en Occident, mais avec une tournure particulière. On cuit la poterie, on la sèche, on l’émaille, on la recuit à 1 000 degrés et on la sort du four – comme au Japon. Mais on la plonge à chaud dans un tonneau contenant des copeaux de bois ou de papier, qui s’enflamment du coup. L’émail réagit à la fumée et au carbone. Cela donne à l’objet, outre les craquelures noires, un éclat métallique et toutes sortes d’effets de couleur. »
« Bon nombre d’artistes contemporains expérimentent la technique du raku. Au lieu de copeaux de bois, ils utilisent des plumes ou du crin de cheval, parce que cela laisse des lignes biscornues. Grace Schwindt, dont M présente une exposition individuelle en ce moment utilise, elle aussi, cette technique. »
« Le raku est un procédé difficile à contrôler – le choc thermique peut même faire exploser l’argile. Mais c’est précisément cette imprévisibilité qui livre des résultats magnifiques. »

‘Humerus with Leaves and Figure’, Grace Schwindt, 2022 © Grace Schwindt, foto: Peter Cox, courtesy Zeno X Gallery, Antwerp
