Arrière

Ravage

  • Exposition
20.03.14
01.09.14
Campagnebeeld Ravage | M-Museum Leuven

Les artistes

Cai Guo-Qiang, Adel Abdessemed, Emily Jacir, Fernando Bryce, Lamia Joreige, Lida Abdul, Michael Rakowitz, Mona Hatoum, Mona Vatamanu & Florin Tudor, Sven Augustijnen, Francesco Hayez, Floris Jespers, Pierre Alphonse & Pierre Emile Arnou, Frans Francken II, Henri Bles, Pietro da Cortona, Simon de Vlieger, Aurèle Augustin Coppens, William Turner, Michael Sweerts

Mona Hatoum

Bunker

Mona Hatoum (°1952, Beyrouth) quitte le Liban au début de la guerre civile en 1975. Elle présente le souvenir de sa ville natale comme un paysage d’apocalypse. Un groupe de treize constructions d’acier évoque une ville désertée par ses habitants. Bien que les structures soient dépouillées de détails architectoniques et réduites à leur plus simple expression, certaines sont inspirées de bâtiments reconnaissables, qui existent véritablement à Beyrouth. Pour Mona Hatoum, expérimenter physiquement une oeuvre d’art occupe toujours le premier plan. Cela s’applique indubitablement à Bunker: le visiteur qui évolue dans les décombres de cet amas de ruines modernes est immédiatement envahi par l’impact émotionnel de l’oeuvre. C’est un lieu inhospitalier n’offrant aucune protection, contrairement à ce que le titre de l’oeuvre pourrait laisser supposer.

Installatiezicht Ravage, Mona Hatoum, Bunker | foto: Dirk Pauwels
Floris Jespers

American Welfare – Commission for relief in Belgium

L’incendie de la bibliothèque universitaire de Louvain provoquera l’indignation du monde entier. Après la guerre, les Américains construisent une nouvelle bibliothèque. En remerciement, les Belges leur offrent en 1953 une imposante tapisserie, d’après un dessin de Floris Jespers (1889-1965, Anvers). Cette oeuvre honore la générosité américaine envers la Belgique. À droite, on peut voir l’intervention des Américains sur le champ de bataille; la civilisation – un chapiteau ionique – est foulée aux pieds, mais l’intervention américaine parvient à sauver le patrimoine culturel du naufrage. Au centre, on reconnaît clairement la nouvelle bibliothèque universitaire de Louvain. Cette tapisserie fut montrée pour la première fois à l’Exposition universelle de New York de 1939. Plus tard, elle fut solennellement remise à la Hoover Institution, à Stanford. Depuis, elle est conservée dans les archives.

Installatiezicht Ravage, Floris Jespers, American Welfare – Commission for relief in Belgium | foto: Dirk Pauwels
Michael Rakowitz

May the Arrogant Not Prevail

La Porte d’Ishtar, en Irak, est l’un des exemples les plus célèbres d’oeuvre d’art arraché à son contexte culturel initial. Cette porte, qui date de 575 avant JC, permettait d’entrer dans l’ancienne ville de Babylone, aujourd’hui en territoire irakien. Au début du 20e siècle, la porte est démontée sous la houlette d’un archéologue allemand, pour être reconstruite au Musée de Pergame à Berlin. Aujourd’hui, une reconstitution de la porte d’Ishtar datant des années 1950 se trouve près des antiques ruines de Babylone. Michael Rakowitz (°1973, New York) a réalisé une réplique de cette réplique. Par cette oeuvre, l’artiste attire l’attention sur la préhistoire coloniale des instituts culturels modernes. L’habillage de sa porte est réalisé en emballages de produits alimentaires arabes. Le titre de l’oeuvre, May the Arrogant Not Prevail (2010), vient du nom de la voie processionnelle qui commençait à la porte d’Ishtar: Ay-ibur-sabu.

Installatiezicht Ravage, Michael Rakowitz, May the Arrogant Not Prevail | foto: Dirk Pauwels

Commissaires d'exposition: Eline Van Assche et Ronald Van de Sompel 


Comité scientifique: Koenraad Brosens (KU Leuven), Luc Delrue (M), Mark Derez (KU Leuven, Archives Universitaires), Goedele Pulinx (M), Marjan Sterckx (UGent), Jo Tollebeek (KU Leuven), Tom Verschaffel (KU Leuven), Hélène Verreyke (M) et Eva Wittocx (M)