M calcule les émissions de CO2 de ses expositions: “Ces mesures ne sont qu'une première étape”

Achter de schermen bij de opbouw van de expo Kunst die binnenkomt

© Elias Derboven voor M Leuven

M calcule les émissions de CO2 de ses expositions

“Ces mesures ne sont qu'une première étape”

Mesurer, c’est savoir, dit un proverbe flamand – et à M Leuven, nous le savons bien. Depuis peu, nous utilisons même un outil pour calculer les émissions de CO2 de chaque exposition. C’est ce que nous expliquent Benedicte Dierickx et Tijmen Bruyndonckx, de l’Ecoteam de M Leuven.

Achter de schermen bij de opbouw van de expo Kunst die binnenkomt

© Elias Derboven voor M Leuven

Benedicte : « Jusqu’en 2023, nous ne calculions que les émissions de CO2 liées à la consommation d’énergie dans nos bâtiments, qui ont d’ailleurs déjà considérablement diminué. Cependant, ce n’est pas la seule source de ce gaz à effet de serre. D’où cette nouvelle initiative. »

 

« Nous utilisons le GCC Carbon Calculator, un outil gratuit qui permet de mesurer les émissions de CO2 des musées et des galeries. Pensez au transport des œuvres, au chauffage et à l’éclairage des salles, aux déplacements pour se rendre à des conférences… L’outil permet aussi de mesurer l’empreinte écologique des matériaux utilisés : bois, peinture, tapis, emballages… »

Nature morte avec pommes et poires

« Les premières expositions que nous ayons examinées à l’aide de cet outil étaient Dieric Bouts. Créateur d’images et ALIAS. Elles se sont tenues à peu près dans les mêmes salles, mais la comparaison s’arrête là. Pour Bouts, il nous a fallu acheminer de nombreuses pièces provenant de musées étrangers, dont beaucoup par avion depuis les États-Unis. Pour ALIAS, les œuvres prêtées provenaient de plus près et nous avons pu combiner les transports. C’est, entre autres, pour cette raison que les émissions totales de CO2 se sont révélées trois fois moins élevées que pour Dieric Bouts. Créateur d’images ».

 

Tijmen : « Nous mesurons actuellement les émissions de deux expositions. Pour L’art qui (é)meut, nous prévoyons que la plupart des émissions proviendront des matériaux – les pièces étant conservées dans notre propre collection, le transport n’est donc pas un facteur. Pour Grace Schwindt. A History of Touch, ce sera probablement l’inverse : davantage de transport, moins de matériaux. »

 

« Chaque exposition est différente, ce qui rend la comparaison de leurs émissions de CO2 assez complexe, c’est un peu comme comparer des pommes et des poires. Ces mesures sont néanmoins importantes. Nous disposerons bientôt de quatre points de référence : les émissions de CO2 de quatre expositions, chacune au profil différent. Nous pourrons désormais nous appuyer sur ces données. »

Beeld achter de schermen tijdens de opbouw van de expo Kunst die binnenkomt in museum M Leuven

© Elias Derboven voor M Leuven