À la poursuite de la connaissance : M Leuven et la KU Leuven unissent leurs forces

À la poursuite de la connaissance : M Leuven et la KU Leuven unissent leurs forces

Kennis in zicht

© Josefien Tondeleir voor M Leuven

À l’occasion des 600 ans de l’Université de Louvain (félicitations !), la KU Leuven organise toute une série d’événements, entre autres, une exposition à M Leuven, À la poursuite de la connaissance. On peut y découvrir des objets utilisés pour l’enseignement et la recherche, allant de modèles de dinosaures à des moulages en plâtre, en passant par un cerf géant et même un moteur.

Kennis in zicht

© Josefien Tondeleir voor M Leuven

Mais comment fait-on pour monter une telle exposition à deux ? Qui fait quoi ? Comment se complète-t-on le mieux ? Nous avons posé la question à Annelies Vogels, responsable des expositions à la KU Leuven, et à Babette Rummens, coordinatrice des expositions à M Leuven.

Annelies : « Ce n’est bien sûr pas la première fois que l’université et le musée travaillent de concert. En fait, nous le faisons depuis le début. La toute première exposition à M Leuven, en 2009, était consacrée à Rogier van der Weyden. Le commissaire était Jan Van der Stock, professeur au sein du groupe de recherche en sciences de l’art de la KU Leuven. À l’époque, je collaborais déjà à cette exposition, mais dans une autre fonction. Et puis, il y a bien sûr les festivals urbains, tels que BOUM !, un partenariat entre M, la ville de Louvain et l’université. En résumé, nos deux institutions sont étroitement liées. »

 

Je suis l’une des commissaires de l’exposition À la poursuite de la connaissance. À quatre collègues, nous avons défini les thèmes et opéré une large sélection d’objets que nous souhaitions exposer. Il y a deux ans, nous avons présenté ce concept à M Leuven.

Kennis in zicht

© Josefien Tondeleir voor M Leuven

Le regard du musée

Babette : « C’est alors que commence une phase que j’apprécie tout particulièrement : l’exposition se concrétise, mais de nombreuses pistes sont encore ouvertes. Il reste du temps et de la marge pour façonner le projet de sorte qu’il soit porté par tous. C’est alors que le travail collaboratif commence véritablement et qu’on sent qu’on va s’y atteler et le soutenir ensemble. »

 

« Dès cette première présentation, je porte un regard de commissaire sur le travail : comment présenter ces objets au public dans les meilleures conditions possibles ? Comment raconter l’histoire de manière convaincante ? Pour répondre à ces questions, nous constituons un groupe de projet composé de collègues du musée aux expertises diverses : communication, production, relations publiques… Une exposition est le fruit d’un travail collectif. Ici, au sein du musée, mais tout aussi bien à la KU Leuven. »

Kennis in zicht

© Josefien Tondeleir voor M Leuven

Annelies : « M Leuven est une machine bien huilée, forte de nombreuses années d’expérience. On le ressent. La KU Leuven possède aussi un patrimoine très riche, mais nous sommes avant tout un établissement d’enseignement et de recherche, alors que M Leuven est avant tout un musée. Cette expertise muséale est très précieuse.

 

« Et un partenariat avec M Leuven donne accès à un public, car le musée compte de nombreux habitués. La bibliothèque universitaire propose aussi régulièrement des expositions, mais les gens ne font pas toujours le lien. Je pense que la KU Leuven peut parfois être un peu intimidante pour le grand public. Avec le programme des 600 ans de l’université, nous lui ouvrons nos portes, mais cela reste différent du musée pour lequel atteindre un public et ouvrir ses collections est l’objectif principal. »

Kennis in zicht

© Josefien Tondeleir voor M Leuven

Profusion

Babette : « Pour moi, la force de l’université réside dans l’énorme expertise dont elle dispose. Ainsi, nous collaborons de manière très fructueuse autour du thème “Regard qui change”. »

 

Annelies : « En effet. Il s’agit d’une salle qui présente des pièces de la collection africaine, rassemblées au cours de la période coloniale. On y projette aussi des films médicaux didactiques datant des années 1900, qui montrent des patients dans des situations vulnérables. Ils les réduisent en quelque sorte à des “objets” médicaux, le plus souvent sans leur consentement. Tout cela étant très sensible, nous avons fait appel à des experts qui nous ont aidés à sélectionner et à interpréter ces pièces. »

 

Babette : « L’exposition présente des interviews de ces experts, et la présentation met également en lumière les pièces de manière remarquable. Pour moi, l’expertise de l’université en matière de contenu et notre expertise muséale s’y conjuguent à merveille. »

 

« M Leuven est un musée d’art. Cette exposition est donc quelque peu atypique pour nous. Pour moi, c’était aussi une nouveauté : découvrir cette richesse d’objets à la KU Leuven, parfois dans des caves et des greniers. C’est colossal tout ce qui y est conservé. En tout cas, cela m’a permis de voir l’université sous un autre angle. S’il en va de même pour les visiteur·euses, alors nous aurons atteint notre objectif. »

Un billet, deux lieux

En 2025, la KU Leuven célèbre les 600 ans d’existence de l’institution et propose à cette occasion un vaste programme festif, dont les expositions À la poursuite de la connaissance à M Leuven et Les Routes du savoir à la bibliothèque universitaire. Ensemble, ces expositions retracent l’histoire de six siècles d’université à Louvain. À la poursuite de la connaissance vous fait découvrir une sélection d’objets d’étude fascinants que l’université a rassemblés au fil des siècles. Les Routes du savoir vous invite à suivre le parcours de six cents ans d’histoire de l’université, vous relatent les petites et grandes histoires de personnalités marquantes qui y ont travaillé ou étudié, de grands rêves de jeunes esprits à des réalisations de scientifiques qui ont repoussé les limites.

 

Un billet combiné avantageux vous donne accès aux deux expositions.

En savoir plus
Combiticket 600 jaar KU Leuven