Arrière

Alicja Kwade

Dusty Die

  • Exposition
10.10.25
22.02.26
‘In Ewig den Zufall betrachtend’, Alicja Kwade, 2014 © Alicja Kwade, Courtesy of the Artist

‘In Ewig den Zufall betrachtend’, Alicja Kwade, 2014 © Alicja Kwade, Courtesy of the Artist

Et si l’inconnu n’était pas une limite, mais un point de départ ? Dans sa première exposition individuelle en Belgique, Alicja Kwade nous invite à porter un regard différent sur le monde et sur la manière dont nous tentons de le comprendre.

 

Alicja Kwade est une artiste reconnue au niveau international pour ses sculptures et ses installations qui interrogent des concepts scientifiques et philosophiques. Elle transpose des idées sur le temps, le hasard et la gravité en œuvres qui ébranlent ces systèmes. Kwade met notre perception à l’épreuve par le démantèlement des limites de nos impressions sensorielles. Elle y parvient, entre autres, par l’utilisation du reflet, de la récurrence et de la déconstruction d’objets utilitaires et de matériaux naturels. Elle fait ainsi apparaître la fracture entre ce que nous pensons savoir et ce qui échappe à notre compréhension.

600 ans de l’Université de Louvain

L’exposition d’Alicja Kwade s’inscrit dans le cadre des célébrations des 600 ans de l’Université de Louvain, aujourd’hui KU Leuven. Outre l’œuvre d’Alicja Kwade, M Leuven présente également l’exposition «À la poursuite de la connaissance», consacrée aux collections d’étude de l’université.

 

Dans l’espace public de la ville, plus spécifiquement au parc Sint-Donatus, on peut découvrir une autre œuvre de Kwade : à l’invitation de la KU Leuven, l’artiste a réalisé Carriers, une installation permanente. En partant du thème des célébrations, à savoir « The Poetics of Not Knowing » [La poétique du non-savoir] ou l’idée que la science ne repose pas uniquement sur le savoir, mais aussi sur le doute, l’imagination et l’inconnu, Kwade a posé un roc massif sur un cercle de chaises. Les chaises en question sont des répliques de sièges provenant de différents bâtiments et facultés de l’université. L’œuvre tend à illustrer le fait que la connaissance n’est pas un ensemble autonome ou dissocié, mais que le savoir est porté par une communauté universitaire diverse, composée d’étudiants, de chercheurs, de professeurs et de personnel d’encadrement.

 

Carriers fait partie du parcours artistique et scientifique inauguré le 16 mai dernier, « And So, Change Comes in Waves », qui présente seize nouvelles pièces – œuvres plastiques et poésies – dans l’espace public.