M Leuven est-il prêt à faire face aux catastrophes et aux conditions météorologiques extrêmes ?
Accès interdit
« Nous prévoyons aussi des concertations avec les services de secours. Nous partageons, par exemple, nos plans d’intervention avec les pompiers. Il faut convenir de procédures et apprendre à connaître les méthodes de travail respectives. Pendant ma formation, j’ai discuté avec une pompière lettone. Elle m’a fait remarquer que les pompiers travaillent selon une hiérarchie stricte. Ils et elles exécutent uniquement ce que leur commandant leur ordonne – ce qui est logique, car leur vie est mise en jeu. Donc, en tant qu’employé·e de musée, on ne peut pas simplement demander à un pompier d’emporter un tableau. C’est précisément pour cette raison qu’il faut conclure des accords à l’avance. »
« Une autre chose que j’ai apprise : juste après une catastrophe, les priorités sont différentes. Noyer le feu, assurer la stabilité du bâtiment, enquêter sur les causes… Il se peut très bien que les employé·es ne soient pas autorisé·es à entrer dans le musée pendant quelques jours. »
« Heureusement, de nombreux exemples montrent qu’une bonne préparation porte ses fruits. Lors des incendies de Los Angeles l’année dernière, le Musée de la Villa Getty a ainsi pu être épargné. Et lors de l’incendie de Notre-Dame à Paris, de très nombreuses œuvres d’art ont pu être sauvées. »
La Croix-Rouge du patrimoine
« Nous regardons au-delà de la région de Louvain, et souhaitons ainsi partager nos connaissances et notre expertise avec Faro, le centre flamand pour le patrimoine culturel. Faro a soutenu ma formation à l’ICCROM, en partenariat avec Blue Shield Belgium, une organisation qui s’engage à sauver le patrimoine menacé, une sorte de Croix-Rouge du patrimoine culturel, en somme. Par exemple, en 2021, lors des inondations en Wallonie, des collaborateurs de M Leuven ont aidé à réinventorier les œuvres endommagées – une belle initiative. Poursuivons sur cette lancée et abordons cela de manière structurelle. »







