M Leuven est-il prêt à faire face aux catastrophes et aux conditions météorologiques extrêmes ?

An Jacquemain (derde van rechts) tijdens de opleiding in Riga

© ICCROM

M Leuven est-il prêt à faire face aux catastrophes et aux conditions météorologiques extrêmes ?

« Les risques ne feront que s’accroître. Nous devons nous y préparer »

Comment un musée peut-il se préparer à des catastrophes, à des conditions météorologiques extrêmes et à des situations de conflit ? C’est une question que nous nous posons à M Leuven. An Jacquemain, gestionnaire de la collection, a suivi une formation à ce sujet l’année dernière.

An Jacquemain (derde van rechts) tijdens de opleiding in Riga

© ICCROM

Elle travaille depuis à l’élaboration d’un plan d’urgence pour le musée. Et M Leuven collabore en outre de manière active avec d’autres partenaires du patrimoine de Louvain : « En cela, nous sommes uniques en Flandre. » 

 

An Jacquemain : « La conservation préventive est un facteur très important dans la gestion de collections : veiller à maintenir une température et un taux d’humidité adéquats, limiter l’exposition à la lumière, etc. Se préparer à des situations d’urgence revient au même en quelque sorte, mais à une échelle bien plus considérable. On protège les œuvres pour les générations futures et on renforce la résilience dans le secteur du patrimoine culturel. »

L’union fait la force

« L’été dernier, j’ai suivi une formation intensive dispensée par l’ICCROM, une organisation internationale, partenaire de l’UNESCO qui soutient les pays dans la préservation de leur patrimoine culturel. »

 

« D’abord deux semaines en ligne, avec un cadre théorique et des exercices d’analyse des risques pour le musée ; puis deux semaines de formation pratique en Lettonie, avec entre autres, des simulations à grande échelle et des tests de résistance. »

 

« Des collègues de toute l’Europe y ont participé. L’approche : comment protéger les collections patrimoniales contre les catastrophes ? Comprenez, des catastrophes majeures, pas une canalisation qui éclate ou un souci de ce type. »

 

« Ici, dans notre région, il y a quelques menaces bien réelles, comme les incendies et les inondations. Mais les crises politiques peuvent aussi avoir un impact tangible. Il s’agit d’un thème que les musées avaient peut-être tendance à ignorer autrefois, mais on sent que l’intérêt consensuel augmente. Le changement climatique, et les événements dans le monde accroissent les risques. »

 

« Que les choses soient claires : les besoins humanitaires ont toujours priorité. Quelle que soit la valeur du patrimoine, une vie humaine prime. »

 

An Jacquemain tijdens de opleiding in Riga

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